VIOLENCES PHYSIQUES

Plan de la page

  1. Savoir les repérer
  2. La baffe
  3. Cas graves
  4. Mettre fin à la situation : La séparation , Les preuves, Et après ?
  5. Résumé

Homme ou femme, la violence n’a pas de sexe. 27% des cas de violences conjugales ont pour victime un homme. Il s’agit d’une réalité méconnue, sinon un tabou dans notre société et il nous semble important que cette réalité soit également prise en compte, au même titre que les violences sur les femmes.

Vous trouverez dans cet article quelques réponses à vos questions. Pour le reste, lisez la page. 🙂
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/04/10/hommes-battus-des-chiffres-pour-comprendre-une-realite-meconnue_4613224_4355770.html

1) SAVOIR LES REPÉRER



La violence physique, c’est lorsque votre partenaire vous frappe ou vous empêche de faire quelque chose en utilisant son corps ou un objet.
Par exemple, vous empêcher de quitter l’appartement est une violence physique.

Les violences physiques arrivent n’importe où. La plupart ont lieu en l’absence de témoin, donc soit à votre domicile, soit dans des espaces clos comme une voiture.

Mais il existe également des personnes qui sont violentes dans les lieux publiques. Par exemple, une personne qui griffe la main qu’elle vous tient ou qui vous donne des coups de pieds sous la table d’un café.

Si vous vous faites frapper dans un lieu public, essayez d’obtenir les coordonnées des témoins. Par exemple, dans un bar, vous pouvez laissez votre numéro au barman discrètement.

Les personnes sont d’accord pour aider dans la majorité des cas. Mais comme vous êtes un homme, les personnes ne savent pas trop comment réagir.
Si vous le pouvez, essayez de demander clairement de l’aide à un témoin.

Les conseils pour réagir correctement se trouvent tout en bas de cette page et dans la rubrique « S’en sortir ».

2) LA BAFFE


Il peut arriver que votre partenaire vous mette une baffe sous le coup d’une très grande colère.
S’il s’agit d’un événement isolé ou très rare dans votre relation de couple, celle-ci n’est pas très importante.
Fréquence pour que cela soit très rare : 1 fois par an maximum.

Toutefois, la baffe n’est pas anodine. Si cette baffe arrive, il est important que vous en discutiez dans les jours qui suivent, calmement.
Vous devez comprendre pourquoi elle a agit ainsi afin de ne pas reproduire la même erreur, mais elle doit également comprendre qu’elle ne doit pas recommencer son geste.

La baffe anodine est souvent la porte d’entrée à une escalade de violences dans un couple, donc il est extrêmement important d’en parler calmement.

Si la baffe est régulière, principe n°1 : fuyez. Il n’est pas possible de faire changer par vous-même une personne qui fonctionne selon le mécanisme de la violence.


3) CAS GRAVES



Malheureusement, il existe de nombreuses situations où la violence physique dépasse largement le cadre de la petite baffe isolée.
Une liste exhaustive des cas graves est impossible à établir. Malheureusement le cerveau humain regorge d’ingéniosité lorsqu’il s’agit de faire souffrir quelqu’un.

Mais mettons tout de même quelques tendances générales.

La violence physique est grave lorsqu’elle est isolée ou répétée.

Que la personne vous fasse saigner, vous mette des coups de poings, de pieds, des séries de baffes etc il s’agit de violences conjugales.
Il n’y a pas besoin qu’il y ait de traces sur le corps pour que cela soit violent. Les hématomes arrivent selon la forme et la puissance du coup. Mais même si vous n’avez pas de traces, il s’agit d’une violence intolérable.

Si la personne vous hurle dans l’oreille exprès afin de diminuer votre audition, c’est un cas grave.


Griffer quelqu’un au sang est un cas grave. Que ces griffures fassent 1cm sur votre main ou aillent du haut de la nuque aux épaules.


Menacer quelqu’un de le frapper avec un objet ou toute autre ingéniosité est un cas grave.


4) METTRE FIN A LA SITUATION


Principe n°1 : FUYEZ

Il est extrêmement rare qu’une personne violente change dans la relation. Il faudrait qu’elle suive une psychothérapie sous médicament avec un psychiatre. Il est très rare que les gens acceptent de faire ça.

Pour votre sécurité et votre bien-être, il est préférable de partir. C’est souvent très dur, mais c’est notre conseil n°1.

Dans certains cas, étudiez dans la rubrique « S’en sortir », il peut être préférable de rester avec la personne afin de collecter des preuves pour porter plainte.

A) LA SÉPARATION


Il n’y a quasiment aucun espoir pour qu’une personne violente change. Si vous y croyez, arrêtez immédiatement de vous bercer de faux espoirs.

La SEULE possibilité pour qu’une personne arrête d’être violente c’est qu’elle aille voir un psychiatre afin de suivre une thérapie comportementale et une prise de médicaments.

Mais dans AUCUN CAS cela pourra se faire avec vous. Pourquoi ? Tout simplement parce que les mécanismes de violences mis en place dans un couple ne peuvent pas se défaire.
Trop d’émotions sont en jeux, trop de mauvais souvenirs, trop de peur, trop de rancunes.
Il est IMPOSSIBLE que cela change avec vous.

Alors si vous l’aimez malgré ses accès de violence, vous devez tout de même FUIR. A tout prix : vous n’avez qu’une seule vie. La passer dans la peur et la folie est la pire vie possible.

Si vous êtes victime d’une personne violente, le mieux est de partir, quitter le domicile et de rompre avec la personne. Il est également vivement conseillé de ne plus jamais recontacter la personne.

Si vous devez récupérer vos affaires, essayez au maximum de vous faire accompagner par des amis qui pourront vous défendre. En retournant la voir, vous n’êtes pas à l’abri qu’elle déclenche une nouvelle crise.


B)  LES PREUVES


Dans certains cas, il peut être intéressant de rester avec la personne pendant une courte période.
Mais que ceci soit bien clair : VOUS NE RESTEREZ PAS AVEC ELLE APRES !


Pourquoi avoir des preuves ?

Vous pouvez rassembler des preuves de la violence de la personne dans trois cas :

porter plainte contre la personne ;
– procédure de divorce ;
– rétablir la vérité auprès de vos amis ou de ses amis en leur montrant les preuves. Cette dernière partie n’est pas très « glorieuse », mais cela peut faire un bien fou de montrer la personne sous son vrai visage. Notamment lorsque les violences physiques sont accompagnées de manipulations ou de mensonges à votre égard.

Comment obtenir des preuves ?

Les preuves que vous pouvez obtenir sont les sms, lettres, mails mais également… une vidéo cachée !
Conservez soigneusement tous vos échanges écrits où il est question des violences (mais en générale la personne n’en parle jamais par écrit).

La vidéo cachée n’est pas une preuve suffisante légalement. Par contre, la personne pourra difficilement nier les faits lorsque les juges la verront en train de vous frapper.

Pour installer une caméra cachée, cela demande un peu d’investissement financier, mais cela vaut le coup.
Il existe des vidéos qui expliquent cela sur internet. Si c’est trop compliqué, cela peut valoir le coup de payer un professionnel (détective privé par exemple).
Installez-la dans la pièce où les violences sont les plus courantes, cachée dans un objet qui n’est jamais utilisé et a priori qui n’a pas de risque de se faire casser.
Effacez les données de la caméra pour les jours où il n’y a pas eu de violences et conservez soigneusement les moments où la personne vous agresse.
Si possible ne portez pas plainte ou autre avant d’avoir 3 jours différents où vous vous faites frapper. Vous pourrez alors justifier qu’il s’agit d’un comportement répété.
Bien évidemment, ne parlez à personne de cette caméra !


C) Et après ?

Rendez-vous dans la rubrique « S’en sortir.

5) RÉSUMÉ

Baffe isolée et rare : discuter ensemble calmement et pardonner.

Autres types de violences physiques : partir immédiatement dans un délai maximum de 3 jours. Ne jamais revenir. Ne jamais recontacter la personne. Jamais.

Preuves : SMS, Lettres, Mails, Caméra cachée. Uniquement pour un cadre juridique ou rétablir la vérité dans vos cercles d’amis.

Et après ? Voir rubrique « S’en sortir »