VIOLS

Plan de la page

  1. Repérer un viol
  2. En parler ?
  3. Mettre fin à la situation
  4. Résumé

Dans cette page, nous allons insister sur les viols commis par les femmes car ils semblent être particulièrement sous-estimés. Toutefois, si vous avez été victime d’un homme, cette page s’adresse également à vous à 100%.

Les viols d’hommes commis par des femmes sont bien plus rares que des viols commis par des hommes. Toutefois, les chiffres semblent sous-estimés, que ce soit à cause du tabou qui règne à ce sujet qui incitent les hommes à ne pas porter plainte, mais également à cause d’un manque d’information sur ce qu’est une agression sexuelle ou un viol.
Les préjugés comme quoi les hommes ont toujours envie de coucher avec une femme ont également la vie dure.

1)REPÉRER UN VIOL

Nous n’allons pas y aller par quatre chemins : les viols sur les hommes existent et ils sont beaucoup plus nombreux qu’on ne le croit. Ils peuvent être le cas d’autres hommes ou de femmes.
Il y a le cas classique de l’enfant face à un pédophile. Cependant, les autres situations sont largement ignorées, voir moquées par le grand public.

Pour être clair : un viol c’est lorsque vous ne voulez pas coucher avec une personne et que vous vous retrouvez quand même à avoir un rapport sexuel avec la personne.

De nombreuses personnes pensent qu’il est impossible qu’un homme présumé plus fort puisse se faire violer par une femme.
C’est vrai en partie : l’avantage de la force physique devrait permettre à l’homme de s’en sortir. De plus les viols de rues ou par un groupe de femmes sont extrêmement rares.

Par contre, il existe d’autres façons que la pure force physique pour violer une personne.

Physiquement, une femme peut contraindre un homme par la force physique (nous ne sommes pas toujours plus forts que les femmes), le chantage, la menace avec une arme ou encore le cas le plus fréquent l’alcool et les drogues.

C’est simple, vous avez répété à plusieurs reprises à une femme que vous ne vouliez pas coucher avec elle, mais sous l’effet de l’alcool ou d’une drogue, vous vous retrouvez subitement dans son lit ?

Vous n’auriez jamais fait ça sans être ivre mort ? Vous n’auriez jamais fait ça sans être défoncé par une drogue ?

C’est un viol.
Oui : un viol.


Attention, le cas de la soirée entre étudiants qui dérape, on est deux à trop boire ou à se droguer est différent : les deux personnes ont leurs capacités de réflexions inhibées.

Par contre, si la personne avec qui vous couchez est parfaitement lucide, il s’agit d’un viol. C’est personne profite de votre état pour obtenir quelque chose que vous ne vouliez pas lui donner.

Notre société a du mal à accepter que les hommes puissent se faire violer. Le stéréotype comme quoi nous serions des animaux ne pensant qu’à baiser est tenace. Il s’agit pourtant bel et bien d’un viol, au même titre que pour les femmes.

Cet acte odieux est tout autant à condamner lorsqu’il s’agit d’un homme qui en est victime que lorsqu’il s’agit d’une femme.
Et que nous soyons bien d’accord : la honte d’un viol, c’est la personne qui viole qui doit la porter !

Les excuses comme quoi la femme qui vous a violé ne savait pas ce qu’elle faisait (la pauvre innocente) sont aussi à écarter. Auriez-vous couché avec une femme ivre ou droguée en étant vous-même sobre et lucide ? Qui plus est lorsqu’elle vous a signifié lucide qu’elle ne voulait pas de vous ?
Si la réponse est oui, allez immédiatement chez un psychiatre : vous êtes un violeur en puissance !

La vérité avec les viols sous l’emprise de l’alcool ou d’une drogue, c’est que vous êtes victime d’une personne sordide et tordue.

Les conséquences psychologiques d’un viol sont désastreuses : perte de confiance en soi, dégoût de son sexe, perte de plaisir, sentiment d’insécurité, crises d’angoisses…
Ces conséquences ont largement été prouvées par les études scientifiques.

Arrêtons de prendre à la légère les viols, qu’ils soient faits sur des hommes ou des femmes.



2) EN PARLER ?


Il s’agit d’une question où la réponse est incertaine, de trop nombreuses personnes ne comprenant tout simplement pas qu’un homme puisse se faire violer.

Vous voulez éviter que les personnes se moquent de vous ? Vous voulez éviter d’avoir à vous justifier et à détailler ce qu’il s’est passé ? Vous voulez éviter d’entendre les conneries sur l’homme qui ne pensent qu’à baiser ?

Alors n’en parlez pas.

Malheureusement, un viol est un acte traumatisant et garder pour soi un événement aussi négatif peut s’avérer être très désagréable au fur et à mesure que les années passent. Cela peut même devenir une bombe à retardement.

Pa exemple, si vous êtes victime de pannes sexuelles, de crises de tétanies, de crises d’angoisses ou autres, vous pouvez en parler à votre petite amie ou à votre petit ami si vous êtes homosexuel.
Une personne intime peut dans certains cas comprendre ce qu’il vous arrive.

Mais elle ne doit pas être la seule à vous aider.

C’est pourquoi, vous pouvez également en parler à vos amis lorsque vous commencez à gérer l’émotion.
Ne parlez pas de votre viol à vos amis sous le coup d’une crise d’angoisse ou en pleurs : ils risquent de vous prendre pour un fou (et pourtant nous sommes bel et bien au 21è siècle…). Et dans ce cas-là, ils risquent de réagir en se moquant de vous et/ou en vous ignorant. Même les « vrais » amis.

Parlez à vos amis de votre viol lorsque vous savez gérer vos émotions et lorsqu’une conversation sur le viol arrive. Mais parlez-en comme si vous aviez déjà réussi à dépasser votre traumatisme. Vous pouvez souligner que cela a été très dur pour vous, mais n’en dites pas trop. Dites-le comme s’il s’agissait d’une information sans grande importance. Vos amis devraient être d’autant plus réceptifs à ce que vous dites que vous vous exprimez de façon raisonnée.

Ensuite, lorsque vous arriverez vraiment à gérer vos émotions, vous pourrez en parler chaque fois que vous en ressentez le besoin.

En discuter avec des femmes peut être également une bonne porte d’entrée. Elles sont généralement bien plus sensibilisées à cette problématique qui les touche davantage que les hommes.
Si vous avez des amies féministes dans votre entourage, celles-ci peuvent également s’avérer être une oreille compréhensive : nombre d’entre-elles sont formées à la problématique du viol et peuvent ainsi savoir comment vous aider.

Enfin, il y a également les psychologues et les psychiatres qui seront toujours là pour vous écouter. Parler à un psychologue ou à un psychiatre est malheureusement INDISPENSABLE. Vos amis et votre partenaire ne pourront jamais gérer toutes les émotions qui vous traversent.
Les professionnels pourront vous aider à vous reconstruire bien plus rapidement que n’importe qui.

Quoi qu’il en soit, ne gardez pas un viol pour vous : vous avez été victime d’un événement traumatisant, vous avez le droit d’être écouté et réconforté.

3) METTRE FIN A LA SITUATION

Un viol peut être un événement unique et isolé ou bien se répéter dans le temps

Vous pouvez même tomber amoureux de la personne qui vous a violé. Vous la voyez belle, intelligente, parfaite…
Il s’agit du syndrome de Stockholm.
Si vous êtes amoureux de la personne, faites bien attention à comment la personne vous parle au quotidien. Se comporte-t-elle normalement ? Est-ce qu’elle vous encourage dans vos projets ? Est-ce qu’elle vous fait des compliments ? Ne vous rabaisse-t-elle pas régulièrement sur votre physique et votre intelligence ?
Malheureusement, très souvent, une personne qui viole est un individu malade et pervers. Il est fort probable qu’elle vous considère uniquement comme un objet.
Et ce même si elle vous jure que non ou qu’elle vous insulte de fou.

La seule façon de mettre fin à une situation pareille est de fuir la personne. Que vous soyez tombés amoureux ou non. Fuyez-la sans jamais chercher à la revoir.

Il n’est pas utile de lui donner une quelconque raison à votre départ. Vous devez tout simplement mettre le plus de distance possible entre elle et vous.

Pour guérir psychologiquement d’un viol, rendez-vous à la rubrique « S’en sortir ».


4) RÉSUMÉ


Un homme violé ? viol = rapport sexuel lorsque vous n’êtes pas d’accord ou que vous n’êtes pas conscient de vos actes (drogues, alcool).

En parler ? OUI ! Mais calmement et de façon raisonnée. A tout le monde ? Oui, à tout le monde dès que vous en ressentez l’envie.

Comment s’en sortir ? Cesser tout contact avec la violeuse et si possible son cercle d’amis. Parler de votre traumatisme à d’autres personnes.
Plus d’informations dans la rubrique « S’en sortir ».